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jenny

article sur depeche mode

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je suis tombé sur un blog d'un homme nommé "lilian lloyd". il ecrit différents articles mais également sur nos chers et tendres!!!!

je trouve que c 'est tres bien ecrit. a vous de juger.

allez voir sur "lilian lloyd journal d'un auteur pas encore mort"

http://lilianlloyd.wordpress.com/tag/depeche-mode/

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Très bon article, merci pour le partage !! Si tu as d'autres articles à nous faire partager, tu peux les poster au topic "articles de presse", c'est là qu'on regroupe tous les articles de presse, blogs etc, sur le groupe.

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pas de problèmes

merci

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En tous cas superbe article rien a dire......simplement genial!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Article sur "the Cure" dans le numéro spécial des inrockuptibles (N° 81HS 4ème trimestre) DM / THE CURE.

P.S. : j'ai hésité de mettre cette article dans la rubrique Magazine, mais c'est juste un petit comparatif entre cure et DM.

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Voici 2 magazines UK, Q magazine et Mojo; Pub pour "Global Spirit Tour"

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Article paru entre mars 1986 et mai 1986. Vu la présentation, je pense qu'il vient du magazine "Intimité" a vérifier.

1986-mars à mai- inconnue-FR-p44.jpg

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Dans le prochain n° de Q magazine (uk) il y aura un article/interview sur DM

Q mars 2017.jpg

Edited by KFDM

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Voici les prochains magazines avec un article sur DM:

Rolling stone, All

Mojo,  UK

History rock "1984", Uncut special UK

Sonic seducer, ALL

Normalement je vais pouvoir récupérer les magazines MOJO, HISTORY ROCK et SONIC SEDUCER.

A suivre prochainement dans la rubrique MAGAZINE

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rollingstone 04-2017.jpg

Uncut special.png

Sonic seducer2017-04.JPG

Edited by KFDM

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Interview de Martin dans un journal Allemand

MG Sonntag fevrier 2017.jpg

Lien : http://www.kn-online.de/News/Sonntag/Promi-Talk/Warum-schreiben-Sie-nur-so-traurige-Songs

TRADUCTION FAITE PAR TRADUCTEUR DONC QUELQUES ERREURS...

«Où est la révolution?" Est-ce votre nouveau single. Fait l'indifférence de certaines personnes, surtout maintenant que le simplificateur populiste et de nouveaux droits sont plus en plus fort?
Oui, c'est une description juste. Le monde est dans le chaos. Je suis très déçu par le référendum proposé sur Royaume-Uni membres de la recommandation de l'Union européenne. Pour une Europe unie se signifie que même le monde un peu plus ensemble. idée européenne Fragmenté plus loin, l'humanité souffrante, promue par le racisme de la forclusion et de la xénophobie. Ceci est un pas en arrière.

 

Ils ont annoncé leur nouvel album six mois avant la publication. Pourquoi vous ne publiez pas votre musique pendant la nuit de nulle part, comme l'a fait U2, Radiohead et Beyonce dans le passé?
De plus, nous avons jamais pensé. Je ne sais pas si un tel coup de surprise vient pour nous en question. Peut-être. Nous pourrions libérer nos albums et facilement sans aucune compagnie de disques. Mais nous ne faisons pas ... peut-être que nous sommes old fashioned (rires).

Soyez honnête: Auriez-vous aimé aller à la place de Dave Golf VII dans Volkswagen place il y a quelques années?
Je vais être très honnête avec vous: je dois le permis de conduire. Contrôler une voiture serait probablement une très mauvaise idée.

 

Pourquoi ne pas faire de la publicité pour une entreprise comme VW?
Nous pensons à long et difficile de savoir si nous recommandons un produit. Si nous constatons que cela vaut le produit, alors nous le faisons. Nous recevons beaucoup de demandes, que nous rejetons.

Par exemple?
Je ne citerai pas de marques.

 

Pas Souffre votre crédibilité ou l'indépendance comme un artiste, si vous vous retrouvez avec une entreprise prospère?
Je ne suis pas d'accord. Il n'y a pas beaucoup d'obligations. Nous ne devons pas prendre part à dix événements VW. Si la tache est éteint, nous avons terminé.

 

Entrez de mai neuf concerts en Allemagne et une seule en Angleterre, votre maison. Comment expliquez-vous votre popularité dans ce pays?
Il est fantastique, mais je ne peux pas vous dire. Et je ne sais pourquoi présenter aux concerts aussi 15-, 16-, 17 ans. Ses parents ont probablement forcé à écouter Depeche Mode.

 

Votre premier numéro un hit jamais vous avez eu en Allemagne. 1984 "People Are People". Si un groupe est un succès en Allemagne, pas pris au sérieux dans Popland Angleterre?
Avec "New Life" et "Just Can not Get Enough", notre deuxième et troisième single, nous avons débarqué en Angleterre en 1981 hits. Mais le marché fonctionne différemment là. Depuis le début des années nonante, nous sommes sur le combat. On est toujours à la recherche de la prochaine grande chose, il est compliqué de garder une carrière va. L'industrie de la musique anglaise est vraiment très, très étrange. Qui aurait pensé que réunir Bros et 2017 se produisent dans les grandes salles. Il a été entendu un choc pour moi.

Ensuite, vous obtenez probablement la Croix fédérale du mérite, comme vous êtes frappé par la reine chevalier?
Je ne suis pas sûr que ce soit possible, parce que je vis aux Etats-Unis depuis 16 ans.

 

Retour lorsque vous travaillez encore dans la banque, le groupe vous a offert la possibilité de confinement et de l'ennui de votre ville natale pour échapper à Basildon ?
Basildon était l'un de ces endroits où vous pouvez faire rien de plus que de se saouler. Auparavant, il y avait à faire pour très peu de jeunes. Je pense que cela a un peu changé. Aujourd'hui Basildon est une grande ville avec une petite mentalité de ville. Une ville endormie. Etre proche de Londres y vivre de nombreux navetteurs.

 

Est-ce que la désolation Basildon influencé votre son alors? Êtes-vous donc un morceau écrivain Sad devenez?
Je suis né avec ces gènes. Même si un garçon me fascinait toujours les chansons les plus tristes. Ces plaques, je l'ai ensuite acheté. Avec des chansons gaies que je ne pouvais pas gérer.
Ensuite, vous êtes probablement attirés par la luminothérapie en Californie ...
Le choix de ma maison doit vraiment agir étrangement. Mais pour vivre il est très agréable et sain. La météo avec des températures autour de 20 degrés Celsius est presque toujours le même.

Qu'est-ce qui vous manque en Angleterre?
Mes amis et la famille. Ma mère et mes deux sœurs avec leurs familles vivent encore dans Basildon. Bien que je dans la maison US'm pendant une longue période, je suis dans le cœur des Européens. Je pense que les Européens sont un peu sombre, en d'autres mots, donnez-vous réaliste. Les Américains sont très optimistes, optimiste.

 

Est-il difficile d'être plus vieux que une pop star? Besoin maintenant, avec milieu des années 50, plus eyeliner qu'auparavant?
Sur scène, je l'ai toujours porté un masque derrière lequel je me cache. Le glam rock dans les années soixante-dix m'a inspiré.
Pour votre deuxième album solo que vous avez fait couvrir "Song of the lonely girl", déjà Hildegard Knef et Nico interprétées. Cela signifie que vous parlez couramment l'allemand, même ...
Je ne dirais pas plus. Aujourd'hui, j'ai à peine une chance. J'ai eu allemand à l'école. Mieux j'appris après avoir eu en 1987 a acheté une maison à Londres. Il a dû être rénové. J'avais été recommandé un artisan de l'Allemagne. Il a vécu essentiellement deux ans avec moi, était un tout-rond, posé des câbles d'alimentation, a repris les travaux de plomberie - mais il ne pouvait pas parler anglais. Donc, je suis obligé de parler allemand, donc tout est comme je veux. 
Ils ont passé le milieu des années soixante-dix quand un échange d'étudiants deux semaines, une ferme dans le Schleswig-Holstein. Ils ont appris il traite des vaches ...
Si je me souviens, je me traire une vache. Comme je ne l'ai pas encore, donc je vaches laitières pas californienne.

 

Le groupe a été autour depuis 1980. Comment avez-vous réussi à rester ensemble pendant si longtemps?
Nos albums apparaissent depuis 1993 tous les quatre ans. Ensuite, nous partons en tournée. Si le dernier concert est joué, tout le monde rentre à la maison, Dave New York, Andy à Londres et je suis allé à Santa Barbara. Entre-temps, nous avons rarement le contact, environ tous les quatre à six mois. Cette bande pauses font bien après que nous demi à deux ans étaient courantes pendant l'enregistrement et la tournée go.
Quel est votre favori Depeche-album Mode?
"Violator", en raison de leur densité qualitative de nombreuses grandes chansons.

 

Vous avez tous écrit, "Personal Jesus", par exemple. Johnny Cash a été couvert le titre peu de temps avant sa mort. Que voulez-vous dire? A plus de valeur comme un Grammy Award ou Brit?
Nous avons toujours été plutôt un outsider, une sorte de groupe culte, donc nous sommes rarement négociés pour les prix de la musique. Si une idole vous aimez Johnny Cash prend un de vos chansons, alors que c'est une distinction énorme. Comme quelqu'un m'a dit qu'il venait de "Personal Jesus" entendu à la radio, et bien chanté par Johnny Cash, je ne pouvais pas le croire. Je pensais qu'il plaisantait.

Ils ne savaient pas que? Avait-il pas demandé?
Non. Mais chaque fois que sa version est jouée ou vendu, je payé.

Edited by Gahan42
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DEPECHE MODE EN COUVERTURE DANS LES MAGAZINES "Les inrockuptibles" et "Rolling stone France".

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Interview du magazine " Les Inrockuptibles "

Avec Depeche Mode, depuis son Angleterre de la classe banale, Dave Gahan a connu un succès complètement dingue – celui des stades, des émeutes de fans et de l’argent à ne plus savoir quoi en faire. Avec Depeche Mode, il a aussi connu les addictions, les tentatives de suicide, les overdoses et les cures de désintoxication qui vont avec.
Mais Dave est clean depuis des années. Il se dit béni d’avoir trouvé la paix à New York, où il vit en famille depuis pas loin de vingt ans. On le rencontre dans le quartier de Tribeca, à quelques blocks du World Trade Center, à la table d’un restau d’hôtel lambda. Il porte un polo noir, un perfecto et des lunettes fumées. Sa barbe de trois jours recouvre mal des zygomatiques toujours prêts à s’activer. Résultat : à 54 ans, malgré les excès de sa vie folle, il en fait 15 de moins.
Dave Gahan a façonné, avec quelques autres, la mythologie de la “rock-star” – même en faisant de la pop à synthés, c’est dire l’énergie déployée. Sexe, drogue et new-wave pour toujours ? Concernant la musique, c’est oui. A travers elle, et entouré de Martin Gore et Andrew Fletcher, il continue d’exprimer une vision du monde que beaucoup, ayant trop en mémoire les débuts gentillets du groupe, ont refusé de voir pendant longtemps.

Plus de 35 ans de carrière, cent millions d’albums vendus
Voilà une façon d’aborder Spirit, le nouvel album de Depeche Mode, que Dave Gahan a en partie écrit et composé. Ni dingue ni révolutionnaire face à l’histoire du groupe, c’est l’album de musiciens ayant su rester dignes pendant plus de trente-cinq ans de carrière, affinant même leur sérieux et leur crédibilité avec les années.De cette vie partagée entre un succès public énorme (cent millions d’albums vendus et des tournées mondiales de plusieurs mois, sans compter ses projets solo) et un mépris relativement récurrent de la part de la critique,
Dave a rapporté une certaine sagesse. La sagesse, oui, comme chez ces personnages de films qui, ayant tout vécu dans le monde des hommes, ralentissent le rythme et réfléchissent au chemin parcouru. En dispensant, au passage, quelques leçons sur la vie, les gens, tout ça.
Et si Spirit ne fait que prolonger une histoire déjà écrite (et à peu près rangée au rayon du mythe), il n’en demeure pas moins l’objet d’un savoir-faire musical qui continue de s’indigner, de dire non, d’essayer des choses, de rester sombre et deep quand bien même il pourrait se payer tous les luxes, toutes les facilités des producteurs et des remixeurs à gogo.
James Ford aux manettes du dernier album
Cet album a été produit par James Ford, moitié de Simian Mobile Disco déjà producteur pour Foals, Florence & The Machine, Arctic Monkeys… Une première collaboration pour un quatorzième album passionnant par moments, surtout dans ses passages les plus dépouillés (ne serait-ce que pour Cover Me, l’album vaut largement le détour).
Depeche Mode continue par ailleurs, dans ses textes, d’interroger la spiritualité, le rapport au monde et à soi-même, la nécessité de l’art et le parfum de révolte qui plane un peu partout en ce moment. Des questions que Dave Gahan explore avec nous autour d’un café.

Ressens-tu toujours une certaine pression à la sortie d’un nouvel album ?
Dave Gahan – Il y a davantage de pression au moment de le faire qu’au moment de le sortir. Quand on prépare un album, on veut toujours qu’il soit le mieux possible et y mettre tout ce qu’on a. Un peu de tension, c’est une bonne chose. Il faut du challenge. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a travaillé avec de nouvelles personnes sur Spirit, dont James Ford à la production.
James avait vraiment faim de travail. C’était un défi pour lui aussi car il connaissait très bien la musique de Depeche Mode avant ça. En studio, la difficulté, c’est de penser “en dehors de la boîte”. Et la boîte, bien sûr, c’est Depeche Mode. Un bon producteur permet cela.

Pourquoi James Ford ?
Il était en haut de ma liste. J’adore ce qu’il a fait avec Arctic Monkeys. Et j’adore Simian Mobile Disco. Ça s’était très bien passé avec Ben Hillier sur les trois albums précédents, mais c’était devenu trop familier, trop évident. Il nous fallait à tous de nouveaux challenges avant que ça devienne ennuyeux. Quand je fais un album, je ne veux pas avoir la sensation de partir au travail.

Qu’a-t-il apporté au son Depeche Mode ?
Plein de choses. Il a donné beaucoup de lui-même sur cet album. Il a bossé dur, autant comme musicien que comme producteur. On voulait créer une atmosphère de live. James est le genre de mec à attraper n’importe quel instrument et à le maîtriser parfaitement avant la fin de la journée. Juste pour essayer des choses, comme ça. C’est ce qu’il a fait avec le pedal steel par exemple, qu’on retrouve sur le morceau Cover Me.

Tu as pris part au songwriting une nouvelle fois ?
Oui, toujours avec Martin (Martin Gore a écrit la quasi-totalité des chansons de A Broken Frame, en 1982 jusqu’à Exciter en 2001 – ndlr). A nous deux, nous avions vingt-cinq chansons en arrivant en studio. Peut-être davantage. Il y avait beaucoup de choix à faire, beaucoup de pistes à explorer. Ça n’a pas été facile d’abandonner certaines chansons… Mais au bout de plusieurs mois, il y a un moment précis, pour chacune des chansons qu’on retient, où je sens que ça fonctionne, et c’est là que mon autre rôle entre en jeu : chanter en apportant un maximum d’humanité.
La définition des rôles au sein de Depeche Mode est une longue histoire…
Dans l’histoire du groupe, les rôles ont justement été beaucoup trop définis ! Après tant d’années à travailler ensemble, il faut se forcer à les réinventer. C’est peut-être la chose la plus difficile qui soit, mais il faut essayer. Pour moi, les moments où je me sens le moins confiant, ce sont les premières semaines d’enregistrement.
Je me demande toujours ce qu’il va advenir, pourquoi on fait ce qu’on fait, pourquoi on le fait encore, si j’ai vraiment envie de le faire… Et puis à un moment, il y a un déclic. Ça peut parfois tenir à un seul son. Tu vois ce processus ? C’est le processus de l’inconnu. Il y a quelque chose de magique là-dedans. Et c’est pour ça que je suis là.

En solo ou avec Soulsavers, tu as des projets en dehors de Depeche Mode. C’est le secret de la longévité ?

Cest le mien en tout cas. Ces projets me forcent à sortir de ma zone de confort, à aller là où je n’irais pas avec Depeche Mode et l’armée de personnes qui gravite autour du groupe. Prendre du recul stimule la créativité.
Les paroles de Depeche Mode ont souvent tourné autour de la foi, du péché, de la rédemption. Tu as l’impression que c’est encore le cas ?
On essaie toujours de se racheter de quelque chose, non ? Donc la vie est une succession de rédemptions. Il y a une dimension de désastre et de catastrophe dans ce mot, “rédemption”.
Ce sont des choses qui s’expriment bien en musique, et dans l’art en général. Le désespoir du monde s’exprime comme ça, même si c’est parfois délicat pour les artistes, car ce n’est pas forcément concret et réel dans leurs vies à eux. Mais c’est difficile de définir le thème précis d’une chanson…
Where’s the Revolution, le single de l’album, c’est une vraie question que vous posez aux gens ?
On demande au monde où est passée l’idée révolutionnaire d’un esprit commun à tous ? On devrait davantage explorer l’idée de rassemblement plutôt que celle de division. On vit dans un monde guidé par l’idée d’être plus fort ou plus riche que son prochain. Comme si se séparer des autres était un but à atteindre.
Ce n’est pas ma façon de penser, et quitte à paraître naïf, ce n’est pas celle de la majorité des gens sur cette planète. Ceux qui détiennent le pouvoir veulent nous persuader du contraire. Ils veulent imposer la peur. Dans ce pays, par exemple, on nous incite à avoir peur des musulmans. Tous ! C’est tellement ridicule et déprimant… Je suis conscient de n’être qu’un entertainer, mais je suis heureux et reconnaissant de pouvoir exprimer ce genre de choses en musique.

Ça fait vingt-sept ans que tu as quitté l’Angleterre pour les Etats-Unis. Peut-on écouter Where’s the Revolution comme une réponse à l’élection de Trump ? Comment y as-tu réagi d’ailleurs ?

Cette élection est une folie, une absurdité. Mais c’est comme ça. Le pays a voté. La majorité l’a emporté. Enfin, pas vraiment la majorité… Je pense que nous avons tous une part de responsabilité dans ce qu’il se passe. Toutefois, je pense aussi que ce n’est qu’une passade. Il s’enterre tout seul chaque jour et il vient à peine de commencer son mandat. Je n’aime pas trop m’aventurer sur le terrain de la politique, mais en ce moment, c’est difficile de se retenir.
En attendant la fin de cette “passade”, que peuvent faire les artistes ?Il faut rester positif et utiliser, chacun à son niveau, ses propres moyens d’expression. C’est à cela que sert l’art : à partager des idées. Je crois vraiment qu’on peut faire bouger les choses collectivement.

Cette année, Depeche Mode permet aux fans de s’inscrire pour gérer la page Facebook du groupe pendant une journée. C’est une façon détournée de dire : “prenez le pouvoir” ?
D’une certaine façon, oui. C’est une manière de pousser les gens à s’exprimer à la fois individuellement et collectivement. Quand je suis arrivé à New York, je voyais vivre ensemble un grand nombre de gens très différents pour la première fois de ma vie. Ici, peu importe la religion, la couleur de la peau ou la culture de chacun, on fait tous partie d’un tout. Et New York est une île ! La preuve que c’est possible de ne pas s’entretuer.
Après toutes ces années ici, trouves-tu encore ce que tu étais venu chercher en quittant Los Angeles ?
J’ai quitté L. A. pour une raison très précise (arrêter la drogue définitivement, après des années de dépendance – ndlr). Je voulais changer de vie et garder certaines choses aussi loin que possible de moi. Je suis venu à New York car je me suis rendu compte que j’étais en danger à Los Angeles. Je me mettais moi-même en danger. Et les gens autour de moi me mettaient en danger. Il fallait que je parte.
Ça fait dix-huit ans que je suis marié à ma femme, Jennifer. J’ai fondé une famille magnifique. Je suis fier de mes enfants. J’ai désormais une vie très privilégiée. Ça ne veut pas dire que je me moque du monde autour de moi, mais maintenant je sais ce qui compte vraiment. Quand on arrive à New York, on devient la partie d’un tout. C’est dur de quitter cette ville quand on y a mis les pieds. Si tu t’emmerdes à New York, alors c’est toi qui es emmerdant !

La consommation de masse, le culte de l’individualité, l’esthétique SM, aujourd’hui la révolte populaire : à travers ses chansons et sa mise en scène, Depeche Mode a toujours anticipé certains mouvements de la société.
Depeche Mode a toujours été une bulle. Mais musicalement et culturellement, on reflète forcément quelque chose. Longtemps, les rock-critics n’ont pas compris ça. Ils se bornaient à nous poser des questions comme : “Pourquoi vous n’avez pas de batteur ? Pourquoi autant d’électronique ?” C’était absurde.

Ça ne nous a jamais intéressés de reproduire des choses déjà existantes. On a toujours cherché ce qui était dans la marge, ce qui était étrange, ce qui était en germe. Encore aujourd’hui, en studio, si quelque chose a l’air trop normal, il y aura quelqu’un pour dire : “Rendons ça plus bizarre !” Nous venons tous de la classe moyenne anglaise, où règnent une grande normalité, un grand ennui. Notre point commun, à travers la musique, a toujours été de vouloir échapper à ça.

Le nouvel album s’appelle Spirit. Quel est ton rapport à Dieu aujourd’hui ? A-t-il évolué avec le temps ?
Je pense, comme je le disais en parlant de Where’s the Revolution, qu’il y a un esprit qui nous lie les uns aux autres. Je ne sais pas ce qu’est cet esprit, mais j’ai connu trop de coïncidences étranges dans ma vie pour penser le contraire. J’espère que cet album poussera les gens à s’interroger sur eux-mêmes et sur les autres autour d’eux.

Notre condition à tous sur cette Terre, c’est de faire des choix. Que ce soit pour s’engager politiquement ou choisir un plat au restaurant. Certains, évidemment, ont moins de liberté dans ces choix, car ils sont victimes de l’oppression.
Pour moi, c’est très facile. Je pourrais rester dans mon bel appartement, en haut de ma tour, à regarder New York le reste de ma vie. Mais le défi, pour moi, c’est de réussir à partager certaines choses. La musique donne un sens à cette idée.
Quand tu repenses à ta vie, as-tu l’impression d’avoir vécu plus intensément que des milliers de personnes réunies ?
En vieillissant, j’apprends à profiter davantage de l’instant, sans me soucier de ce qui est arrivé, de ce qui arrivera ou n’arrivera pas. Cette façon de penser m’apporte une plus grande liberté de choix. Je n’ai plus besoin des drogues pour prendre du recul sur ma personne et sur ma vie. J’ai mis une énergie incroyable, quand j’étais plus jeune, à essayer de m’éloigner de moi-même. Puis j’ai appris à m’accepter. Ce qui est évidemment un chemin vers l’acceptation des autres.

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merci pour cet article

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Merci Gahan c'est super intéressant

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Dans le magazine ROLLING STONE fr vous allez trouver une photo inédite........

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Voici les dernières infos sur la presse concernant la sortie de l'album.

Parution d'article sur DM dans (pas de précision sur les dates):

INFO PRESSE:

LE JOURNAL DU DIMANCHE; 1 encart en 4ème de couv.

ROCK AND FOLK; 1/2 page

PRESSE:

ROCK AND FOLK; couv.

TELERAMA; 4 pages

PARIS MATCH; 3 pages

GQ; 4 pages

LE PARISIEN; 2 pages

 

RADIO:

Premier single: RTL2, OÜI FM, FRANCE INTER...

Objectif PL: VIRGIN RADIO, OÜI FM, MOUV', HIT WEST, TOP MUSI, EUROP1, FRANCE INTER, ALOUETTE, PARIS SCOOP....

TV:

Opération spécial TMC; DEPECHE MODE chez Yann Barthes, Quotidien spécial autour du groupe le 21/03 en direct, Where's the revolution en live sur l'émission, talk avec le groupe sur toute la 2ème partie de l'émission.

Live TMC + concert très privé RTL2

Showcase sur le plateau avec 30 à 40 mns de live du groupe, RP sur place avec V.I.P. et blogeurs/fan

Showcase diffusé sur TMC en 3ème partie de la soirée le soir même.

Autopromo: environ une dizaine de Bande annonce quotidien spécial + bande annonce showcase.

 

Retombée attendues sur les JT de: TF1, M6 et BFMTV

News en amont pour annocer la diffusion du concert sur la page du quotidien (TF1 MyTF1)     (beurk j'n'aime pas TF1:happy:)

ATTENTION tous ces infos (magazine, quotidien) sont normalement officiel, mais il peut y avoir certain changement. (comme d'habitude :wink:), La plupart des news seront annoncées en majorités sur TF1, TMC, M6

 

A suivre.....

Edited by KFDM

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